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L’Art qui protège et qui assainit la finance

Est-il possible d’investir intelligemment, c’est-à-dire à l’abri des bourrasques et des crises ? Qui plus est, en prônant un capitalisme responsable, un capitalisme constructif qui favorise en outre l'innovation et la beauté. Est-ce utopique ? Bien au contraire, car il est une nouvelle façon d’investir avec une justesse qui fait mouche, qui amène la société à grandir. A Grandir en conscience. A Grandir en beauté. A Grandir en favorisant à la fois l’investissement et l’art.



Aujourd’hui, nul ne sait plus trop en quelle réalité croire : notre quotidien est bouleversé, nos valeurs renversées, nos croyances mises à mal. Nous rêvons d’un investissement intelligent, mais comment faire ? S’il y avait non une bourrasque mais un ouragan, nous serions bien en peine de protéger notre patrimoine en attendant le calme qui suit la tempête. Alors, ne nous reste-t-il plus qu’à regarder – impuissants - le ciel devenir s’assombrir qui annonce un cyclone ?


Non, car il faut croire en la force de la finance domptée par l’art, en la beauté de l’art mise en valeur par la finance. L’art partenaire de la finance correspond évidemment à une vision classique des investissements financiers. Investir dans une œuvre d’art et recouvrer son investissement agrémenté d’une plus-value : quoi de plus agréable pour un investisseur ? Agréable et aussi classique bien que rares soient ceux qui peuvent à la fois vous conseiller dans vos investissements financiers et en même temps dans le domaine de l’art. Pourtant, cela peut bien être une finalité pour un investisseur qui s’intéresse à l’art comme un produit financier dont il entend tirer un profit : tout à fait respectable et qui n’enlève strictement rien à la beauté et à la noblesse de ce placement.


Pour ces investisseurs, s’ils entendent réaliser des bénéfices, il n’en demeure pas moins qu’ils sont aussi fiers de participer, à leur manière, à l’essor d’une carrière artistique. Grâce à leur implication financière, le monde de l’art entend parler d’un nouveau créateur. En effet, quel honneur que de savoir flairer le talent, de le faire fructifier en contribuant à sa promotion ! Si ces investisseurs achètent de l’art comme un investissement pour leur patrimoine, il s’agit également d’une interaction humaine qui se nourrit des échanges, de la force du dialogue entre l’artiste et son sponsor qui le suit parfois sur un long parcours…


L’entre-deux existe également et est fort courant. Un investisseur intéressé sans être absolument passionné, conscient que le système actuel a peu de chances de sortir indemne des crises qui vous le et qui vous nous bouleverser. En quête à juste titre d’un placement durable, cet investisseur-ci entend construire avec le monde. Il lui plaît de savoir que son investissement, qui lui sera rentable, constitue en même temps une véritable opportunité pour l’histoire de l’art et pour un artiste dont le talent sera ainsi valorisé. Il faut dire qu’un tel investissement suscite une grande reconnaissance sociale. Quoi de plus agréable pour une personne qui souhaite placer ses économies que d’être considéré comme une sorte de mécène ?


Dans notre société en perte de repères, il nous faut donc repenser la protection d’un patrimoine et d’une épargne durement acquis. Investir dans l’art devient comme la rédemption d’un monde en passe de céder à la folie. En outre, l’art et la finance font bon ménage et offrent même une planche de salut face aux incertitudes liées à cette période particulière. Une période dans laquelle notre humanité semble partir à vau-l’eau. Agir de manière visionnaire, ne plus décider par automatisme : est-ce sans espoir ? Non, il y a des solutions différentes, novatrices, qui, en complément de la préservation des patrimoines, permettent aussi de faire figure de précurseur vis-à-vis de la société et du monde de la finance. C’est pourquoi il est important de marier ces concepts en maîtrisant tous les aspects amenant à valoriser une œuvre, de l’exposition dans un musée à sa conservation à l’abri.



Que vous choisissiez de mettre votre patrimoine à votre mur ou de lui faire - si l’on peut dire - voir du pays et acquérir de la notoriété : tout est possible car ce qui paraît risqué est d’être attentiste et il serait bien banal de se contenter de placements classiques sans y réfléchir ! L’avenir appartient aux audacieux et à ceux qui osent, sans pour autant faire n’importe quoi juste par peur. Le véritable virus est celui qui n’a malheureusement pas été assaini en 2001, pas plus qu’en 2008. Il est toujours actif, rongeant les artères des patrimoines jusqu’à leur porter le coup de grâce. C’est pourquoi laisser trop de billes dans le système financier actuel est - nous semble-t-il – le seul véritable risque d’aujourd’hui.